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Black Mirror Selekta #16 : Tribute To Gil Scott Heron 2 & 3

14 Mai

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Hommage par les samples à Gil Scott Heron, grand poète torturé, musicien de génie et activiste de la cause noire mort en 2011 peu après avoir sorti son premier disque depuis 16 piges, le splendide « I’m New Here » qui le rappela à la mémoire de tous les amoureux de musique qui saigne. Régalez-vous des deux selektas qui suivent, toujours par Black Mirror, émission hip-hop, de la radio ariégoise La Locale.

 

 

L’œuvre de Gil Scott Heron, immense, fut remise en lumière par le crépusculaire « I’m New Here » sorti en 2010 juste avant sa mort, après 15 ans de silence. Nombreux sont les rappeurs et producteurs qui ont salué l’homme et le musicien quand il s’est éteint, et ont redit tout ce qu’ils lui devaient. Des boucles idéales, quelques mots glissés en intro d’un morceau ou en conclusion d’un album, une attitude de défi désinvolte face au pouvoir sous toutes ses formes. Mais surtout, au delà même de la forme et de sa scansion proto-rap – qu’il n’était déjà pas le seul à pratiquer quand il commença, les Last Poets et les Watts Prophets entre autres réinvoquaient eux aussi l’art des griots dans le ghetto –, c’est sa démarche d’alchimiste qui préfigurait l’ouragan rap qui allait tout emporter au cours des décennies suivantes : faire de l’Art avec la rue, de l’or avec la merde, de l’exceptionnel avec le médiocre, de l’éternel avec le quotidien. Il changeait le slang en littérature. C’est en cela qu’il était bien un « bluesician », tel qu’il se désignait lui-même, qu’il renouait avec cette tradition du musicien qui n’est qu’un parmi les autres, qui n’est que la voix d’un peuple réduit au silence. Plus qu’un pionnier, c’était donc un trait d’union, un pont entre le blues vagabond du sud de son enfance et le hip-hop à naître dans les rues de son Bronx d’adoption.  [ La suite sous la deuxième selekta ]

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Black Mirror Selekta #15 : Tribute To Gil Scott Heron 1

30 Avr

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Hommage par les samples à Gil Scott Heron, grand poète torturé, musicien de génie et activiste de la cause noire mort en 2011 peu après avoir sorti son premier disque depuis 16 piges, le splendide « I’m New Here » qui le rappela à la mémoire de tous les amoureux de musique qui saigne. Toujours par Black Mirror, émission hip-hop, émission de la radio ariégoise La Locale.

 

Misère de la conception de l’Art dans la tradition occidentale, les musicologues et autres journaleux ont toujours besoin de désigner des originators, des pionniers géniaux qui auraient inventé à eux seuls un style musical, auraient infléchi de leur seule voix le cours de l’histoire. Alors on a beaucoup dit de Gil Scott Heron qu’il était le « parrain du rap », le premier à poser ses poèmes de rue en rythme sur des boucles soul/jazz, entraînant à sa suite tout le mouvement hip-hop. Lui-même ne goûtait pas ce titre honorifique bien trop lourd à ses épaules frêles. Il préférait se dire « bluesician », superbe définition de sa vision si particulière de la musique qu’il nommait avec le flûtiste et claviste Brian Jackson, son acolyte des débuts, de la « bluesology ».

Gil Scott venait du Sud. Il avait poussé dans le Tennessee, chez sa grand-mère Lilie Scott, abandonné par son daron (pour la petite histoire, un footballeur jamaïcain, premier Noir à jouer chez les Celtics de Glasgow) et laissé là par sa daronne partie enseigner l’anglais à Porto Rico. Mais à l’âge de douze ans, il retrouve Lilie morte et part s’installer avec sa mère dans le Bronx. Brillant élève et déjà passionné d’écriture, il parvient à entrer dans une école blanche réputée puis comme boursier à l’Université. C’est là qu’il prend une année sabbatique pour boucler son premier roman, superbe chronique des trottoirs sales, « Le Vautour », écrit à 18 piges. Il rencontre un petit succès et, avec l’avance de 5000 dollars qu’il a reçu de l’éditeur, il se réinscrit à la fac comme un joli doigt d’honneur à l’institution blanche.

Décidément salement précoce, il écrit au même moment le morceau le plus retentissant de sa longue carrière, le monumental et ricanant « The Revolutioon Will Not Be Televised », premier d’une longue série de brûlots qui s’attaquent autant au pouvoir qu’aux errements de ses frères. Il est très vite repéré par le boss du label Flying Butchman – producteur de John Coltrane entre autres – qui lui offre un incroyable orchestre pour son premier disque studio, l’éternel « Pieces Of A Man » : Ron Carter, Hubert Laws et Bernard Purdie. Il compose le tout, et la plupart des grands disques suivants, avec son pote flûtiste Brian Jackson, cherchant à faire sonner ses poèmes comme de véritables chansons, à faire de ses mots écorchés de la musique. Sa voix, qu’il décrit lui-même comme le grondement d’une rame de métro aux roues crevées, est à la fois profonde et vulnérable, puissante et blessée, et s’embellira sa vie durant de toutes les laideurs qu’il traverse, entre deuils, addictions multiples et passages en prison.
Gil Scott Heron se faisait beaucoup de mal mais nous aura fait beaucoup de bien. Après un long silence de près de 15 piges habité de fantômes et de fumées d’amnésie, il sortit le splendide et élégiaque « I’m New Here » en 2010, rappelant à tous à quel point ses mots et ses notes transperçaient les coeurs et les tripes. Ils n’étaient jamais aussi bouleversants qu’à peine rehaussés de légers tapis de cordes ou de sèches rythmiques, approchant même le divin quand sa voix se brisait sur la mélodie et dévoilait la fragilité qui l’emporta, seul, dans un hôpital pour indigent du New York qui « le tuait » depuis toujours.

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Black Mirror Selekta #14 : Tribute To Ken Boothe !

5 Fév

Black Mirror, l’émission hip-hop nous livre une dernière double selekta mémorable avant de revenir plus tard nous nourrir de zik et nous rappeler qu’elle fait partie de notre histoire : double selekta cette semaine, hommage au soulman jamaïcain Ken Boothe !  Bijoux originaux, Soulful Songs, Samples, Covers & Versions, ou comment la musique survit au temps qui passe, se transforme, et nous avec. Bonne écoute !

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Cette semaine, on rend hommage en musique à la plus grande voix de la soul jamaïcaine, qui a su traverser les temps sans que rien n’en érode la pureté, la délicatesse, la classe.

Né dans le ghetto de Denham Town à Kingston à la fin des années 1940 d’une maman qui chante à l’église, il gagne un concours de chant dès l’âge de 9 ans, poussé par sa sœur elle-même chanteuse, et n’a depuis jamais cessé d’enregistrer et de se produire, s’appropriant sans forcer les styles qui se sont succédé dans l’île. C’est donc naturellement comme chanteur de ska qu’il débute, avec rien de moins que les immenses Skatalites en backband. D’abord chez Duke Reid qui l’a repéré, puis passant à la concurrence, chez Studio One, quand le rocksteady s’impose pendant l’été torride de 1966 : les danseurs ne tiennent pas la cadence, il faut ralentir le rythme. La basse est mise en avant, les cuivres s’éloignent, on laisse de l’espace aux voix. Le R’n’B des proches U.S.A sert d’inépuisable source aux tunes qu’on joue dans les sound systems, ces bals de quartier qui préfigurent déjà les futures blockparties new-yorkaises.
C’est l’avènement de ce style soulful qui va offrir à Ken Boothe ses plus belles heures, faisant de lui le « Mr. Rocksteady », du nom de son album sorti en 1968 alors qu’il a à peine 20 ans. Il multiplie les reprises de standards soul et pop américains, leur insufflant le groove propre à Kingston tout en gardant sa signature vocale qui est bien celle d’un grand chanteur de R’n’B, lui qui ne jure que par les Temptations, Mahalia Jackson, Otis Redding et Wilson Pickett, auquel il est régulièrement comparé. Au début des années 1970, son succès dépasse les rivages de sa désormais trop petite île ; en 1974 il signe un tube énorme avec « Everything I Own », reprise d’un morceau de pop rock américain de David Gates qui l’avait dédié à la disparition de son daron, mais dont Ken Boothe fait une irrésistible chanson d’amour qui cartonne en Angleterre. Le reste appartient à l’histoire.
La voix de Ken Boothe est une des plus belles choses qu’il soit donné d’entendre. Elle vous caresse autant qu’elle vous transperce. Ses reprises tutoient bien souvent les originaux, même les plus grands, quand elles ne les transcendent pas tout simplement. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter ses versions de « Is It Because I’m Black », « Let’s Get It On » ou « Ain’t No Sunshine ». Ken Boothe n’est pas seulement l’un des plus grands chanteurs jamaicains. Il est l’un des plus grands soulmen de tous les temps. Period. Et ce n’est pas son album « Inna Di Yard » qui viendra nous contredire : à 70 piges, accompagné avec élégance par ce jamaican social club sur les collines qui surplombent sa ville natale, il y livre des versions acoustiques et toujours aussi magiques de ses plus grands tunes. Et c’est bouleversant, juvénile, heureux.
Voici donc les 90 premières minutes de notre tribute, avec comme d’hab’ les originaux de ses reprises, des morceaux qui l’ont samplé ou des versions, et quelques extraits de son dernier joyau.
Long live Ken Boothe.

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Black Mirror Selekta #13 : Tribute To Ann Peebles !

29 Jan

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Black Mirror, l’émission hip-hop nous rappelle, cette semaine encore, que la zik fait partie de notre histoire : la double selekta de cette semaine rend hommage à la deep soul d’Ann Peebles !  Bijoux originaux de Memphis et Samples & Covers, ou comment la musique survit au temps qui passe, se transforme, et nous avec. Bonne écoute !


Cette semaine, on poursuit notre série d’hommages aux grandes voix trop méconnues de la soul sudiste avec Ann Peebles, égérie du fabuleux label Hi Records qui lui doit d’être revenu au premier plan au tournant 70’s, en compagnie de l’autre star de l’écurie, le révérend Al Green.

Comme tant d’autres, c’est très jeune et à l’église qu’elle forgea la ferveur de son expression, la puissance de sa voix, la rigueur de ses placements. Sa famille nombreuse officiait en effet sous la direction du daron, ouvrier la semaine et chef de chœur le dimanche dans leur ville de Saint Louis, Missouri (dont sont aussi originaires Fontella Bass et Tina Turner, pour ne citer qu’elles), et elle intégra la troupe dans les années 50, ses neuf ans à peine sonnés. Le Peebles Choir parcourait aussi les routes, et elle y croisa vite ses futures modèles, Mahalia Jackson et Aretha Franklin en tête.

C’est en entendant à la radio les premiers défroqués qui donnèrent naissance au R’n’B – dont l’immense Sam Cooke, bien-sûr – en détournant la musique de Dieu pour chanter les plaisirs terrestres, qu’elle se décida à se lancer elle aussi dans la musique profane, enchainant les concerts dans les clubs du ghetto. Un soir de 1968, alors qu’elle assiste à un concert du trompettiste et chef d’orchestre Gene Miller, elle a le culot de réclamer sa place sur scène pour interpréter le tune « Steal Away » de Jimmy Hughes. Subjugué par son audace, son magnétisme et son interprétation, le lascar – compositeur, arrangeur, producteur pour de nombreux grands, dont OV Wright, Otis Redding, Bobby Bland… – décide de la présenter aussi sec à Willie Mitchell, patron du label déclinant de Memphis, Hi Records, tourné auparavant sur la folk et le rockabilly, et qui cherche à rajeunir son répertoire. La légende veut qu’elle y enregistre dès le lendemain son premier et brillant album, « This is Ann Peebles ». Et c’est elle qui contribua grandement à redéfinir le son maison : pour sublimer sa voix et celle d’Al Green qui y débarque peu après, le génie de l’arrangeur Mitchell tourne à plein régime et concocte un alliage imparable, tout en tapis de cordes, cuivres secs et rythmiques rugueuses, servi par une équipe de musiciens incroyables : les Hi-Rythm et les Memphis Horns, Al Jackson à la batterie, Charles Hodges à l’orgue.

 

Pendant quelques années, jusqu’à ce que la peste du disco vienne tout gangréner, le son de Memphis, de la deep soul, s’invente et frôle la perfection dans ces studios à quelques rues de la légende Stax, et les premiers disques d’Ann Peebles en sont l’incarnation souvent sublime. C’est là qu’elle enregistre son plus grand tube, « I Can’t Stand The Rain », samplé un nombre incalculable de fois, et qu’elle avait écrit avec son mari, le compositeur maison Don Bryant, un soir de pluie et d’ennui. Hi Records part en lambeau à la fin des 70’s, Al Green se barre, et elle finit par retourner dans sa ville natale de Saint Louis, où elle ne chante plus que du gospel. C’est encore une fois au revival soul des années 1990 qu’elle doit son retour, fait d’albums insipides et d’innombrables tournées.

 

Une première Selekta d’abord, consacrée aux samples et aux reprises. Le son du label, à la fois riche et âpre, a en effet offert une matière inépuisable aux amoureux du grain – RZA en tête, comme souvent. On laisse évidemment une grande place au miraculeux « I Can’t Stand The Rain », dont certaines relectures sont plus que surprenantes, et on enchaîne sur ses plus belles reprises, qui tiennent bien souvent tête voire surpassent les originaux. On complète cette sélection par une deuxième selekta avec nos morceaux préférés d’une de nos chanteuses préférées. Enjoy !

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Black Mirror Selekta #12 : Tribute To Wendy Rene !

22 Jan

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Black Mirror, l’émission hip-hop rappelle via encore une selekta que la zik fait partie de notre histoire !  Bijoux originaux et Samples & Covers en hommage au menu cette semaine. Bonne écoute !


Comme O.V Wright, auquel nous avons déjà rendu hommage, Mary Frierson est de ces voix qui doivent à RZA, architecte sonore du Wu Tang, une redécouverte tardive mais plus que méritée. Sur le premier album du Wu, l’énorme « Tearz » reprenait en effet l’imparable gimmick d’orgue Hammond (joués par Booker T. des MG’s, rien que ça) et les moanings du single « After Laughter (Comes Tears) » paru chez Stax en 1964. Le morceau était sorti sous le nom de Wendy Rene, alias suggéré par Otis Redding qui l’adouba au sein du légendaire label de soul sudiste, et avec qui elle partagea régulièrement la scène. Un an plus tôt, c’est avec sa formation gospel qu’elle avait été signée chez Volt, filiale de Stax, avec son groupe The Drapels dans lequel elle officiait notamment avec son frangin Johny, qui cosigne d’ailleurs le classique « After Laughter ».

Après quelques titres en groupe, c’est en solo qu’elle connut une fulgurante carrière durant les plus belles heures du label, qui prit fin peu après qu’elle échappe comme par un coup du sort à la mort qui lui était promise. En 1967, elle devait en effet suivre en tournée son parrain musical Otis, mais renonça au voyage pour rester avec l’enfant à qui elle venait de donner vie. Et l’avion d’Otis s’écrasa la nuit du 9 décembre avec son groupe les Bar-Kays. Ce n’est plus qu’en amatrice qu’elle continua de chanter, revenant à ses premières amours de chants d’Église. Lire la suite

Black Mirror Selekta #11 : Tribute To Candi Staton !

15 Jan

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Black Mirror, l’émission hip-hop rappelle via encore une selekta que la zik fait partie de notre histoire !  Bijous sonores de Samples & Covers et selekta des « Fame Years » consacrés à la diva Candi Staton au menu cette semaine, en deux parties, soit plus de deux heures de kif ! Bonne écoute !

N’ayons pas peur de le dire : avant son malheureux virage disco en 1974 qui verra sa voix délicieusement brisée ensevelie sous les orchestrations kitsch et la froideur mécanique d’une musique qui n’aurait jamais dû voir le jour, Candi Staton est notre chanteuse préférée.

Né en Alabama dans les années 1940, c’est comme tant d’autres dans une église du Sud que se forge l’intensité de son expression, au sein d’une formation gospel du crû. Mariée très jeune à un mari jaloux et violent – comme sa daronne qu’elle avait suivie à Cleveland pour échapper au tyran domestique qui les martyrisait –, mère de quatre enfants, rien ne la destinait alors à mener la carrière qu’elle a eu. Mais un beau soir de la fin des 60’s, dans un club de Birmingham où elle participe pour rigoler à un concours de chant, elle tape dans l’œil du grand soul singer Clarence Carter qui, outre la demander plus tard en mariage, va l’introduire dans l’écurie Fame Records, lui offrant l’opportunité d’enregistrer, de 1969 à 1973, la quintessence du son soul des studios sudistes Muscle Shoals, des dizaines d’immenses chansons, parmi les plus belles qu’il soit donner d’entendre à nos oreilles tristement humaines.
On en offrira une sélection la semaine prochaine mais, pour ne pas trahir une vieille habitude, on commence par entrer dans cette œuvre inestimable en passant par les samples, finalement assez rares, et les reprises, le plus souvent merveilleuses.
Dans les années 1980, elle reviendra finalement à ses amours gospel pour des albums chiants, polis et compassés. Plus récemment, elle a profité du revival soul (qu’on évoquait pour nos sélections consacrées à Sharon Jones et Charles Bradley) pour sortir des albums plus écoutables, mais auxquels il manque néanmoins la magie déchirante de ses plaintes juvéniles.

Cette Candi Staton n’est plus, mais la musique reste et continue de nous sauver régulièrement la vie.  

Tracklist 1 :
01. Candi Staton – Too Hurt To Cry
02. Madlib – Tape Hiss (Dirty)
03. Candi Staton – Clean Up America
04. Trife Diesel – World Today
05. Elvis Presley – In The Ghetto (Take 2-1)
06. Candi Staton –  In The Ghetto
07. Three Six Mafia – In the Ghetto
08. D.A. Smart – Ghetto
09. Clarence Carter – I’m Just a Prisoner (Of Your Lovin’)
10. Candi Staton – I’m Just A Prisoner
11. Wisemen – Blinded
12. Candi Staton – I’m Gonna Hold On (To What I Got This Time)
13. O.V. Wright – That’s How Strong
14. Otis Redding – That’s How Strong My Love Is
15. Candi Staton – That’s How Strong My Love Is
16. Harlan Howard – She Called Me Baby
17. Ella Washington – He Called Me Baby
18. Elvis Presley – Suspicious Minds
19. Candi Staton – Suspicious Mind
20. Ugly Heroes – Good Things Die feat. Murs
21. Dee Dee Warwick – Suspicious Minds
22. Candi Staton – Music Speaks Louder Than Words
23. Skinnyman – Music Speaks Louder Than Words Music Video
24. Tammy Wynette – Stand By Your Man
25. Candi Staton – Stand By Your Man
26. Dolly Parton – Jolene
27. Candi Staton – Jolene
28. Cappadonna – Young Hearts
29. Candi Staton – Young Hearts Run Free

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Black Mirror Selekta #9 : Tribute To Charles Bradley !

1 Jan

Tribute to Charles Bradley - Covers & Samples

Black Mirror, l’émission hip-hop partage avec nous une selekta par semaine, parce que la zik fait partie de notre histoire ! Du lourd pour commencer l’année comme il se doit !
Bonne écoute !


Le grand Charles Bradley est mort à l’aube de ses soixante-dix ans le 23 septembre 2017, alors que la reconnaissance qui était due à son charisme et à sa voix déchirante ne lui avait été donnée qu’en 2011, à la sortie de son premier et splendide album « No Time For Dreaming ». Il a pourtant chanté tout au long de son âpre existence, mais sans jamais parvenir à en vivre, cantonné au rang d’imitateur doué d’un James Brown qu’il révérait depuis qu’il l’avait vu à l’Apollo en 1962.

Errance, petits boulots, drames, alcool, c’est ce parcours de bas-fonds qui malheureusement donne sans doute à sa musique son sombre magnétisme. C’est au label new-yorkais Daptone, cheville ouvrière du revival soul de ces dernières années (avec notamment la regrettée Sharon Jones et le fringant Lee Fields) qu’on doit d’avoir pu rencontrer cette voix avant qu’elle ne s’éteigne. Il n’aura laissé que trois albums, qu’on vous file ici (chut !).

Alors, plutôt que de faire une sélection de nos morceaux préférés (on vous laisse le soin de trier par vous-même), on a décidé de lui rendre hommage à notre manière, en circulant dans les samples que lui ont emprunté quelques belles figures du rap, bien-sûr, mais aussi en donnant à entendre les originaux de certaines de ses reprises inspirées, auxquels il insuffle ce qu’il portait comme nul autre : la soul.

Que la Terre lui soit légère.


Et la playlist ou l’émission en bonus, à télécharger ici, agrémenté de quelques surprises !
Une émission de la radio ariégoise La Locale.
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