Archive | août, 2017

Cerna – NRBC

22 Août

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AmeriKKKa Is Still Here !

21 Août

La séance du dimanche : Sacco et Vanzetti

20 Août

« Matière à controverse à sa sortie, Sacco et Vanzetti, dans la lignée de Z de Costa Gavras, fait partie de ces films cultes qui ont marqué l’arrivée au cinéma d’un courant devenu emblématique des années 70 : le réalisme politique. Une œuvre puissante et galvanisante qui suit avec minutie le déroulement de l’affaire, indigne sans pour autant forcer le trait et interroge en profondeur les rapports étroits entre justice et pouvoir dans une Amérique socialement minée et ultrasécuritaire en proie à la xénophobie et gouvernée par la peur.« 

New York, 1920. Deux Italiens, Nicolas Sacco, cordonnier, et Bartolomeo Vanzetti, marchand de poissons anarchiste, sont arrêtés et accusés du meurtre de deux hommes commis au cours d’un hold-up. Fred Moore, leur avocat, démontre leur innocence mais Lire la suite

Livre du samedi : L’entaille rouge / Nelcya Delanoë

19 Août

L’entaille rouge : Des terres indiennes à la démocratie américaine, 1776-1996

Nelcya Delanoë

 

Présentation par l’éditeur:

Sous le signe de l’anti-colonialisme et de l’anti-impérialisme, les colons d’Amérique ont acquis leur indépendance après une guerre décisive contre la Grande-Bretagne. Dès ses débuts, la jeune République se heurte pourtant à la présence des peuples indiens qu’elle reconnaît paradoxalement comme légitimes propriétaires de la terre. Comment alors concilier les principes fondateurs et l’appropriation des terres ? Cherchant à légitimer leurs actes, les conquérants devront constamment réécrire leur histoire et l’Histoire. L’Entaille rouge, c’est précisément la Lire la suite

Man in Black

18 Août

Être un militant d’extrême-droite c’est toujours faire des contorsions inimaginables (pour un esprit sain) avec la réalité. La dernière en date c’est celle de ces militants américains qui sont montés au charbon pour la race blanche à Charlottesville avec des t-shit de Johnny Cash. Nul doute que l’homme en noir incarne l’Amérique blanche rurale mais de là à devenir une icône des nazis et suprémacistes blancs américains il y a un fossé que seul la distorsion constante de la réalité propre à tous les militants d’extrême-droite peut combler.

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A méditer…

18 Août

“Il y a beaucoup de gens dont la facilité de parler ne vient que de l’impuissance de se taire.”

Savinien Cyrano de Bergerac

Un enfermé parmi d’autres

17 Août

Lettre d’un prisonnier du G20 du 14.08.17, depuis la prison de Billwerder à Hambourg

 

Voilà près d’un mois et demi que j’ai été incarcéré, pendant le douzième sommet du G20, à Hambourg, dans une ville qui a été assiégée et prise en otage par les forces de l’ordre mais qui a aussi vu naître pour l’occasion une contestation locale et populaire assez importante.

Des dizaines de milliers de personnes, si ce n’est plus, affluant de toute l’Europe, voire de plus loin, se sont rencontrées, organisées et ont convergé, discuté, défilé ensemble pendant plusieurs jours dans un grand élan de solidarité tout en ayant conscience de pouvoir subir à tout moment la violence et la répression de la police. Un immense tribunal de police en algeco avait même été construit pour l’occasion, afin de sanctionner dans les plus brefs délais toute contestation contre ce sommet international.

Mon interpellation, comme celle de beaucoup de compagnon(ne)s, ne reposant uniquement sur la seule base de la sacro-sainte parole policière, celle d’une brigade habilitée à s’infiltrer, observer et prendre en filature « ses proies » (quarante-cinq minutes dans mon cas, pour un supposé jet de projectile…), jusqu’à ce qu’une fois isolées, il y ait la possibilité de les interpeller en leur envoyant des collègues qui interviennent rapidement, violemment, ne nous laissant aucun échappatoire.

Me voilà donc enfermé dans ces lieux primordiaux au bon fonctionnement d’un ordre social global, ces lieux servant d’outil de contrôle et de gestion de la misère, essentiels au maintien de leur « paix sociale ». La prison agissant comme une épée de Damoclès au dessus de chaque individu afin qu’il soit pétrifié à l’idée de déroger aux codes et diktat d’un ordre établi : « métro, boulot, conso, dodo », auquel aucun dominé ne devrait échapper pour ainsi s’aliéner au travail et à la vie qui va avec, être à l’heure, sans jamais broncher, et pas seulement au second tour des présidentielles, où on a exigé de nous d’être « En Marche » ou de crever, mais de préférence lentement et silencieusement. Lire la suite