Justice pour Bagui Traoré / 24 avril

19 Avr

Le 25 avril 2018 au Tribunal de Pontoise, aura lieu un procès politique.

-Bagui Traoré emprisonné, sera à nouveau devant les juges pour la 4ème fois depuis la mort de son frère Adama Traoré. Après les accusations d’outrages et rébellion, puis d’avoir fait le signe du chanteur Jul. Il est convoqué pour des faits qui datent d’avant le 19 juillet 2016. Lire la suite

Publicités

Marche Blanche En Mémoire à Jaouad / Toulouse

18 Avr

Marche Blanche en Mémoire à Jaouad et en soutien à sa famille.
C’est un appel de la famille et des habitants de quartiers de Toulouse.
Merci de respecter la volonté de la famille de Jaouad

Nanterre : l’ après-transit (février 1986)

17 Avr

NANTERRE – L’APRÈS-TRANSIT
vidéo de l’agence IM’média – février 1986

Un an après leur relogement, Nordine Iznasni et d’autres jeunes de la cité de transit Gutenberg de Nanterre, désormais rasée, reviennent sur les lieux de leur enfance dont il ne reste guère que la trace de fondations dérisoires perdues dans un terrain en friche. Ils blaguent sur l’accueil dans leur nouvel environnement avec un brin de nostalgie pour leur « paradis perdu », et pour les solidarités de voisinage aujourd’hui disparues.
Dispersés entre Antony, Asnières, Gennevilliers, Suresnes ou ailleurs, les jeunes se retrouvent à la gare du RER Nanterre-Ville, sur l’emplacement de la cité, ou encore dans les locaux de Transit-services, la SCOP de déménagement qu’ils ont monté, sise au 7 rue de Saint-Cloud, tout près de la Boule. Ahmed Chouraqui, qui a un temps travaillé comme intérimaire au centre culturel G. Pompidou/Beaubourg, considère avoir été relogé dans de bonnes conditions, et c’est le cas pour la plupart des familles, malgré l’éloignement. Pour autant, il raconte la réputation de délinquance qui leur colle aux basques auprès des nouveaux voisins. « Comme on est les seuls Arabes, et en plus famille nombreuse, on est vite repérés. Ils ont vite fait de nous juger! ». Nordine fait faire une visite à Suresnes où il a été relogé dans une cité HLM. Le gardien, débonnaire, confirme que « Nanterre, c’est un nom qui fait peur… » mais les voisins « ont vu que les gens se tiennent correctement ». Et puis, les familles immigrées ne sont que 14 sur 170, du coup, « on arrive à se supporter ». Nordine lui, insiste sur les nombreux services à proximité, ce qui contraste avec l’isolement d’autrefois. Des filles relogées rajoutent: « Ici, c’est plus propre, et il n’y a pas de boue. » Lire la suite

A$AP Rocky – A$AP Forever ft. Moby

16 Avr

La séance du dimanche : Noire est la couleur

15 Avr

Noire est la couleur. Les artistes africains-américains et la ségrégation

Il n’y a pas si longtemps, un visiteur du Metropolitan Museum of Art à New York aurait eu bien du mal à découvrir la peinture noire américaine. Ce n’est plus le cas désormais puisqu’elle a enfin trouvé sa place dans les plus grands musées des États-Unis. Quel regard les artistes africains-américains portent-ils sur le monde par rapport à leurs confrères blancs ? La spécificité de la peinture noire apparaît sans conteste dans sa dimension politique. Car l’acte de naissance de l’art africain-américain réside dans la représentation de l’émancipation du peuple noir, tandis que sa maturité s’acquiert parallèlement à la lutte contre la ségrégation raciale et pour l’obtention des droits civiques.

Aujourd’hui, Jean-Michel Basquiat (1960-1988) n’est plus le seul artiste africain-américain à être entré de son vivant dans les grandes institutions américaines. Kerry James Marshall, Whitfield Lovell ou encore Ellen Gallagher sont également célébrés, au même titre que cette étoile filante qui fit longtemps figure d’exception. Ce film raconte à travers des archives et les voix d’artistes, d’historiens de l’art, de collectionneurs et de galeristes la marche des artistes africains-américains pour se réapproprier leur image et la faire vivre.

https://rutube.ru/video/25c8feadd6e2e1b155cfe604c4402ce7/

 

Livre du samedi : La France des Belhoumi / Stephane Beaud

14 Avr

La France des Belhoumi
Portraits de famille (1977-2017)

Stéphane BEAUD

 

Un livre de plus sur les jeunes « issus de l’immigration » ? Pour dénoncer les discriminations qu’ils subissent, sur fond de relégation sociale dans les quartiers « difficiles » ? Et conclure sur l’échec de leur « intégration » dans notre pays ?
Non. L’ambition de Stéphane Beaud est autre. Il a choisi de décentrer le regard habituellement porté sur ce groupe social. Son enquête retrace le destin des huit enfants (cinq filles, trois garçons) d’une famille algérienne installée en France depuis 1977, dans un quartier HLM d’une petite ville de province. Le récit de leurs parcours – scolaires, professionnels, matrimoniaux, résidentiels, etc. – met au jour une trajectoire d’ascension sociale (accès aux classes moyennes).
En suivant le fil de ces histoires de vie, le lecteur découvre le rôle majeur de la transmission des savoirs par l’école en milieu populaire et l’importance du diplôme. Mais aussi le poids du genre, car ce sont les deux sœurs aînées qui redistribuent les ressources accumulées au profit des cadets : informations sur l’école, ficelles qui mènent à l’emploi, accès à la culture, soutien moral (quand le frère aîné est aux prises avec la justice), capital professionnel (mobilisé pour « placer » un autre frère à la RATP)… Lire la suite

Skalpel (Première Ligne) – Palante

13 Avr

 

Clip en forme de carte postale de notre dernier voyage en Uruguay, Argentine et Bolivie avec Zezette pour rencontrer nos familles respectives. Un retour au pays très émouvant après de nombreuses années pour ma part. Images tournées par mes soins à la façon d’un amateur sans aucune expérience « filmographique ». J’aurais pu choisir, comme je le fais souvent, de demander un montage avec des images de luttes, manifs et révoltes populaires souvent violentes et légitimes, pour illustrer un morceau qui parle de résistances politiques armées ou pas, et pousse à l’engagement révolutionnaire en rendant hommage aux luttes menées en Amérique Latine, notamment celles des peuples indigènes, des quartiers populaires et ouvriers et des organisations anti-impérialistes/anticolonialistes, mais j’ai opté pour une modeste cartographie des rues et des paysages à des moments très calme, comme pour souligner qu’entre des rassemblements, occupations, grèves, manifs, actions et l’effervescence de la foule qui gronde, il y a la vie « simplement » dont les murs, les paysages et les quartiers sont les témoins quotidiens aux travers des graffitis, affiches, pintadas y murales. Lire la suite