Siamo Tutti Antifascisti

20 Fév

derryDerry-Bogside- (Irlande 2017)

La séance du dimanche : « Les Misérables » /Ladj Ly

19 Fév

les-miserables

« Les Misérables » de LAdj Ly vient de remporter le prix CANAL+ au Festival de Clermont-Ferrand. Possibilité de le regarder encore 48h.

Sig-Sauer à la ceinture et Tonfa à la main, Pento vient d’intégrer la brigade anti-criminalité de la Seine-Saint-Denis. Au contact de ses deux coéquipiers, il développe des méthodes particulières.

Critique: « Les Misérables met en scène une équipe de la brigade anti criminalité, le temps d’une journée de violence quotidienne. C’est le baptême de feu pour Laurent, baptisé Pento par ses co-équipiers de la Brigade Anti Criminalité (BAC) de Seine-Saint-Denis (93). Le temps d’une journée  dans la cité des Bosquets à Montfermeil, Pento va s’initier à l’art de la « vraie interpel’ ». Mais le rite de passage tourne au drame. Ici, la violence commence dans la voiture de la BAC, un Lire la suite

Livre du samedi : 100 portraits contre l’état policier / Cases Rebelles

18 Fév

11176066-18565831

Le livre « 100 portraits contre l’état policier » du collectif Cases rebelles vient de paraître aux éditions Syllepse.

« Ce petit travail de contre-histoire autour de portraits a été initié à l’occasion d’une commémoration en juin 2016, celle de la mort de Lamine Dieng tué par la police le 17 juin 2007. Il s’agissait pour nous d’associer dans un même espace-temps 100 victimes de la police, de la gendarmerie, de la prison, 100 victimes selon nous de la violence d’Etat.(…)Nous avons modestement essayé de faire qu’il soit un outil parmi tant d’autres pour une éducation populaire. »

« Ce que nous attendons des portraits ? Sans doute qu’ils interpellent. […] Des peintures murales politiques et culturelles chicanas ou irlandaises, en passant par le graff qui honore traditionnellement ses morts en les peignant dans la rue, le portrait des défunts réaffirme leur place et leur présence dans la communauté, leur empreinte sur elle. Il dit l’amour, le refus d’oublier et le désir de faire avec les morts. Ceci veut aussi dire, agir en conséquence. Garder vivant le souvenir de ces existences précieuses nous engage à la lutte, nous rappelle à notre devoir de vivant·es qui est de lutter pour la vérité et la justice pour celles et ceux parti·es. Lire la suite

la Justice pille leurs casiers judiciaires pour l’exemple

17 Fév

IMG_20170216_020842.jpg

Relai des comptes-rendus du Comité de Soutien Juridique, qui appellent à soutien financier dans une Cagnotte pour les inculpés du 93 et leurs familles.
Les autres textes, qui retracent l’ambiance au tribunal de Bobigny depuis le début des révoltes : l’embuscade du TGI de Bobigny, les embuscades continuent au trib’, les peines brûlent au tribunal.

Mardi 14 février, la Justice ne lâche pas le morceau, et c’est au tour de 5 jeunes des quatre coins de l’Île-de-France (91/93/95) de passer dans le box. Ils ont tous été interpellés le soir du 11 février, pendant les révoltes qui ont suivi le rassemblement de soutien à Théo et à toutes les victimes des violences policières à Bobigny.

Remettons les choses dans leur contexte concernant cette soirée : aucun transports ne circulaient en direction de l’Est du 93. Certains bus étaient déviés bien loin de leurs arrêts habituels ou ne circulaient tout « simplement  » pas, ce qui a forcé des centaines de personnes à rentrer chez eux à pied. Sur le chemin, une immense chasse à l’homme s’est orchestrée de Boboche à l’Est du département : les flics prenaient en chasse les groupes qui tentaient de quitter Bobigny, du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc pleuvaient dans tout les sens. Des scènes d’une grave violence qui ne provenait, pas des jeunes comme les médias et la Justice s’efforce à faire croire, mais bien de la police et de la BAC (« Brigade Anti Criminalité « ).

C’est lors de cette chasse à l’homme, dont certains d’entre nous ont été témoins, que les 5 jeunes se sont fait interpeller dans les alentours du pont de Bondy (à environ 15 minutes de Boboche à pied). Ils sont tous accusés d’avoir participé au pillage du Décathlon de Noisy-le-Sec donc de « vol en réunion « . Le parquet compte bien leur faire payer des faits commis à plus de 300 personnes ce soir-là.

Quelques questions donc : comment peut on leur imputer la responsabilité de « vol en réunion  » alors qu’ils ne se connaissent pas, et comme pour mercredi dernier, ils se sont fait interpeller chacun à des endroits différents. Les 2 premiers se sont fait interpeller au niveau du MacDo de Bondy, le 3ème dans le Décathlon même (on peut féliciter les vigiles de collaboration, ‘faut pas qu’ils s’étonnent si ils se prennent des patates après, non ?),  le 4ème à été arrêté au niveau de l’arrêt « Pont de Bondy  » du bus 105, et le dernier au niveau de l’avenue Aristide Brillant sur la N3.

« Ils arrêtent tous le monde, ne font aucune différence » déclare l’un d’entre eux.

Seul 3 d’entre eux avaient des produits dits « volés  » sur eux lors de leur interpellation et seul l’un d’entre eux a été semi-reconnu par la vidéo-surveillance. De plus, un des cinq jeunes à eu deux jours d’ITT, après avoir été touché par un tir de flashball à la jambe.

Presque tous ont un casier vierge (sauf un, pour un vol d’il y a 10ans…). Ils sont en formation, en BTS ou en CAP. On se répète, mais c’est toujours la même histoire : aucun d’entre eux ne pouvait prouver ses dires, car ils n’avaient pas de garanties de représentation, sauf un (merci les potes présents).

La colère des avocats de la défense gronde alors dans le tribunal. Ils parlent de « prise d’otage de la défense ».

Les 3 avocats réclament la nullité, pour faute de dossier incomplet et parce que l’OPJ a signé les PV de fin de GAV exactement à la même heure pour 3 d’entres eux. Il manquait pas mal d’infos dans les dossiers transmis à la défense (2 pdf sur 8) et les avocats n’auront accès aux dossiers complets qu’entre midi 30 et 13 heures, soit moins d’une heure avant le début des CI (comparutions immédiates). Lire la suite

NEFASTE – Faut que ca change

17 Fév

Nataanii Means / God Bless AmeriKKKa

16 Fév

god-bles-amerikkka

Résistons Ensemble No 160 / Le transformateur de vérité

16 Fév

resistons-ensemble

 

Voici en pdf, le No 160, février 2017, du petit journal mobile recto-verso A4 « RESISTONS ENSEMBLE » du réseau contre les violences policières et sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction à se joindre à l’équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions, propositions, critiques …

à bientôt.
L’équipe de rédaction

Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf :
http://resistons.lautre.net/spip.php?article570

Le transformateur de vérité

Sous la pression de la vague de manifestations de flics de novembre (voir RE 157), le gouvernement est sur le point d’accoucher d’une loi assouplissant l’usage des armes à feu pour les forces de l’ordre. Le projet, présenté au conseil des ministres le 21 décembre 2016, vient s’ajouter à la récente série de mesures renforçant considérablement les moyens de répression : fusils d’assaut HK G36, loi du 3 juin 2016 élargissant déjà les possibilités d’usage des armes à feu, etc. Le nouveau texte permettrait de s’affranchir du principe de riposte immédiate, en offrant aux policiers les règles beaucoup plus souples s’appliquant aux gendarmes. Ces derniers bénéficient du statut de militaire régi par le code de défense. On a vu ce que ça donne, un exemple : un Rrom, Joseph Guerdner, a été tué menotté, trois balles dans le dos, par un gendarme en 2008. Un amendement propose même d’élargir la règle à la police municipale. Pour faire simple, les flics pourraient ouvrir le feu après sommation face à la menace de personnes, pour défendre un terrain, une personne, lorsqu’un individu cherche à se soustraire à leur garde et lorsqu’ils ne peuvent arrêter autrement un véhicule en fuite.
Le policier qui a tué Amine Bentounsi en 2012 d’une balle dans le dos ne serait de fait plus inquiété. Déjà à l’époque sa mise en examen avait provoqué des manifs de flics entre les deux tours de la présidentielle, réclamant la “présomption de légitime défense”, une revendication défendue de longue date par leurs syndicats. Le procès en appel se déroulera du 6 au 10 mars 2017. Un des projets de loi discutés fait d’ailleurs allusion à l’affaire sans la nommer, s’arrangeant au passage avec la vérité. Amine s’y retrouve alors « recherché pour des vols à main armée », ce qui est totalement faux. Il était recherché, car il n’avait pas réintégré le centre de semi-liberté où il purgeait une peine. Amal, la sœur du jeune homme, a porté plainte pour diffamation. « Peut-être que déposer plainte n’aboutira à rien, mais pour moi, c’est symbolique. » (Pétition à signer sur : https://www.change.org/p/une-urgence-dire-nonaupermisdetuer)
Le chiffre est plutôt stable, on peut compter 10 à 15 morts par an, tués par la police. Tous ne l’ont pas été par arme à feu, mais salir la mémoire des personnes décédées est bien une constante dans ces affaires. “Il était délinquant, drogué”… une manière pensent-ils de minimiser la responsabilité policière. Argument insultant et rance. Quand bien même le mort l’aurait-il été, cela ne peut en aucun cas justifier qu’on le tue. Mais la version officielle, savamment médiatisée, construit sa “vérité alternative”, à la Trump. Lire la suite