Livre du samedi : A Jewdas Haggadah / Jewdas

23 Mar

 

Publié juste à temps pour le Pessah 5779 (2019), cette haggada non-autorisée et désopilante du célèbre collectif Jewdas propage une foule d’idées dangereuses comme les droits ouvriers, la libération des opprimé•es et le démantèlement des États-nations, le tout en phase avec l’idéologie hérétique du grand rabbin Geoffrey Cohen, le diasporisme.

Entièrement fonctionnelle et conçue pour votre usage au prochain séder, cette haggada comprend des extraits inédits du livre de Geoffrey, des rêves, des contes, de la nouvelle liturgie et de la vieille, des illustrations, des recettes, des chansons et des jeux de société. Ses feuilles saluent les victoires de la gauche actuelle et explorent l’histoire juive radicale communiste, tout en incitant les lecteurs•rices à changer le monde. Lire la suite

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L’islamophobie , une histoire française

17 Mar

Une fois encore, un militant d’extrême-droite est passé à l’action, cette fois en Nouvelle Zélande. Après s’être nourrie de fantasmes pendant des années : grand remplacement, invasion migratoire, islamisation de l’Europe, Génocide Blanc … Il est entré dans deux mosquée et a froidement abattu une quarantaine d’enfants, de femmes et d’hommes pour les punir de ce à quoi il les réduisait : des musulmans et des migrants. Ce n’est pas le premier et ce ne sera pas le dernier militant d’extrême droite qui tuera des innocents. Partout en Occident les discours et théories de l’extrême droite sont portés dans le débat public par les grands groupes médiatiques étatiques et privés, justifiant intellectuellement et armant moralement les terroristes. Lire la suite

Barbès Blues au temps du couvre-feu (111) / Farid Taalba

14 Mar

Barbès Blues au temps du couvre-feu / épisode précédent

Au lieu de quitter le trottoir, s’engager dans l’avenue, contourner sa diligence et enfin d’aller reprendre sa place devant le volant, Bou Taxi embraya sur Hassan en s’écartant progressivement de la ligne des arbres. Ce dernier passa la tête par la fenêtre et afficha un sourire gourmand qui rendait toute parole inutile. Au même moment, une rafale déchiqueta l’atmosphère. D’autres lui répondirent aussitôt, massives, nerveuses et sèches. « Mon dieu, remarqua en lui-même Bou Taxi, c’est cent contre un ! ». « Par tous les saints, dit Hassan en se tournant vers Madjid, avec toute cette mitraille, on peut dire que le dialogue de sourd est définitivement terminé !

– Et ouais, s’étonna Madjid désabusé, place à la djemaa des armes… Lire la suite

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Gilets Jaunes – Quartiers Populaires / Saint-Jacques

7 Mar

Barbès Blues au temps du couvre-feu (110) / Farid Taalba

27 Fév

 

Barbès Blues au temps du couvre-feu / épisode précédent

 

« Oh, se gaussa Hassan en effaçant de sa voix toute note de défiance, là où le maître ne peut rien pour nous, on peut toujours prendre le temps de mariner dans son jus ! ». Et, sans la recette diplomatique que son collègue avait appliquée par autodérision plus que pour chatouiller les nerfs de l’un d’entre eux, Madjid ajouta fissa son grain de sel de la voix du chef sous les pas desquels se dérobe le carrelage de sa cuisine : « Tu parles, un jus de sueur, oui ! ». Puis, après avoir donné l’air de se résigner, les yeux dans ses mains ouvertes, comme s’il ne voulait parler qu’à lui-même pour ne pas avoir à offenser quiconque, il marmonna entre ses dents serrées : « Et on va rester comme ça sur le grill jusqu’à quelle heure ? Lire la suite

Barbès Blues au temps du couvre-feu (109) / Farid Taalba

14 Fév

Barbès Blues au temps du couvre-feu / épisode précédent

 

Au bout de l’avenue de la Gare, à la gauche de Bou Taxi qui en frémissait des baccantes, une rangée de blindés interdisait l’accès côté mer de la Mairie. Mais, devant cette ligne qu’on avait chargée de cafarder le lieu de pouvoir le plus important, et comme sur la droite se trouvait aussi l’entrée du port par l’avenue Spinetti dans laquelle il devait s’engager, d’autres blindés faisaient face à cette première ligne pour, quant à eux, chaperonner le lieu d’affaire le plus couru de la ville. Ainsi ordonné, le dispositif de sécurité était encore plus impressionnant ; toujours persistante, la lumière accentuait l’effet de présence massive par ses réverbérations multiples qui s’affichaient comme autant de mises en garde sur les carapaces d’acier des engins prêts à réagir au moindre mouvement suspect derrière leur calme apparent. Ajouté à ce clinquant orchestre qui savait mettre les danses les plus chaudes, le charivari des affrontements n’en finissait pas d’alimenter la valse de toutes les craintes de faux pas qui pouvaient être fatals ! Malgré tout, piano-piano, Hassan attaqua le refrain de la chanson qui lui tournait dans le disque depuis qu’elle avait surgi d’une chambre du dernier étage d’un immeuble, ilot d’insouciance au milieu de la tourmente, oasis perdue au cœur des braises :

Maybellene, why can’t you be true… Lire la suite

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Quartier Saint-Jacques: Courts Métrages

31 Jan