Image

Rock Against Police

26 Mai

Résistons Ensemble No 163 / L’UBERprésident

25 Mai

Voici en pdf, le No 163, mai 2017, du petit journal mobile « RESISTONS ENSEMBLE » du réseau contre les violences policières et sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction à se joindre à l’équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions, propositions, critiques …

à bientôt.
L’équipe de rédaction

Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf : http://resistons.lautre.net/IMG/pdf/re163-mai-2017.pdf

L’UBERprésident

Encore un bel exemple de « démocratie » en marche (ou crève…). Si l’on ajoute aux 25% d’abstentions, les 8% de votes blancs et les 3% de votes nuls, alors Macron n’aura obtenu que 44% des votes des inscrits. Si l’on considère encore les 3 millions de français non inscrits et les millions d’immigrés qui n’ont pas le droit de vote, puis ceux qui ont voté Macron par défaut, alors on est loin, très loin de son score de 66% présenté comme triomphal.
En mai 2012 Résistons ensemble (n° 108) écrivait : « Alors Sarkozy, Hollande “bonnet blanc, blanc bonnet” ? Quant au fond certainement, quant à la forme non, avec Hollande il y aura une bonne couche de vernis rose. » La gauche a effectivement bien pavé le chemin au couple sinistre Macron/Le Pen. Entre les deux adeptes du capitalisme, le technocrate Macron avec son discours lisse et glacial l’a emporté sur l’extrême droite aux dents dehors.
Mais quant au fond, qu’est-ce qu’on peut attendre de Macron alors qu’il était le véritable auteur de la « loi travail » imposée par la répression et à coup de 49-3 ? Mickaël Wamen, de la CGT Goodyear à Amiens a vu juste : « Ce n’est pas un président qui a été élu, c’est un PDG ». Il se présente comme apolitique, ni de droite ni de gauche, ce qui signifie simplement qu’il veut pousser encore plus loin l’ultralibéralisme sur les ruines des partis parlementaires de gauche comme de droite. Ses premières mesures annoncées c’est de l’Uber, pur beurre pur sucre. Le code du travail démantelé, les CDI cassés, les délocalisations à gogo et pour les chômeurs un nouvel esclavage. Macron agira dans le seul et unique intérêt du profit des capitalistes. Lire la suite

Barbès Blues au temps du couvre-feu (63) / Farid Taalba

24 Mai

 

Barbès Blues au temps du couvre-feu / épisode précédent

 

 

Qu’est-ce qu’ils semblaient heureux ! Madjid n’eut pas besoin de comprendre les paroles de leur chanson, pourtant mélancolique, pour mesurer le bonheur de vivre qui les animait. Ils enchaînèrent même dans un roulement de maracas un autre air :

What of a morning

That brings a day so gently

And bathes the leaves

Of memories

That feel so long ago

Il accéléra le train car toute cette joie étalée sous ses yeux lui rappela cruellement que c’eût dû être son tour de se remplir d’allégresse et d’exulter. Au lieu de cela, il allait ivre vers un café. Alors qu’autrefois, il n’aurait accordé aucun crédit à ces endroits que les anciens avaient toujours considérés comme des lieux de perdition, maintenant il s’y jetait dans l’espoir d’une planche de salut. Le maître ne l’avait-il pas invité à venir le voir ? Il n’allait tout de même pas passer la nuit dehors, ni rester dans ce bourg d’Akbou devenu étranger, et où un avis de recherche avait été lancé contre lui par sa famille qui voulait récupérer coûte que coûte son absent. Essoufflé, il répétait : « Disparaître, disparaître ! ». Mais, à quelques mètres à peine, à la vue des premiers clients assis autour des tables de la terrasse du café de l’Etoile, il se reprit en main pour tenter de se donner une certaine contenance et une apparence respectable. A ses talons, ses poursuivants slalomaient comme des chats de gouttière entre les troncs des arbres plantés le long des trottoirs. Il ne s’était toujours pas rendu compte de leur manège mais, mis à part quelques exceptions, il releva qu’une clientèle essentiellement européenne occupait les chaises. Il en fut surpris comme s’il avait oublié qu’il ne se trouvait pas à Porte de Clignancourt. Mais, piqué au vif, il se dit : « En France, je serais entré, ici je ne vais pas entrer ? ». Par défi, il marmotta entre ses dents : «  Impossible ! Si impossible n’est pas français, pourquoi serait-il kabyle ? ». « Encore un de ces jeunes qui roulent carrosse à fond la caisse au frais de papa ! » entendit-il dire parmi Lire la suite

Rock Against Police / Des lascars s’organisent

23 Mai

 

A la fin des années 70, dans un contexte de crise économique et de chômage, les expulsions de jeunes immigrés et les meurtres en banlieue, qu’ils soient commis par des flics ou des beaufs, se multiplient. Un réseau informel et fluctuant se constitue pour réagir collectivement en organisant une série de concerts Rock against police au beau milieu des cités. De 1980 à 1983, l’initiative fait tâche d’huile. Plusieurs concerts sont organisés en région parisienne : Paris, Vitry, Nanterre, Cergy, Argenteuil. L’idée est également reprise par d’autres groupes en France, notamment à Marseille, Saint Dizier, et Lyon avec les concerts organisés par Zâama d’banlieue. Lire la suite

Paris in solidarity with the Palestinian prisoners on hunger strike for dignity

22 Mai

Ryaam – La Cible

22 Mai

Réalisation: Leo KS & Nathan
Montage: David Reinhard

Extrait de One Mic #2 :  https://ryaam.bandcamp.com/

la Séance du dimanche : Alger, la Mecque des révolutionnaires (1962-1974)

21 Mai

De 1962, année de son indépendance, et jusqu’en 1974, « Alger la rouge » offrait asile et assistance aux opposants et exilés du monde entier. Un pan méconnu de la politique internationale algérienne, revisité en archives.

De 1962, année de son indépendance, et jusqu’en 1974, l’Algérie aide activement les mouvements anticoloniaux et les révolutionnaires du monde entier. Avec son sens de la formule, Amilcar Cabral, le fondateur du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) qualifiera le pays de « Mecque des révolutionnaires ». Dirigée par le tandem Ahmed Ben Bella (à la présidence) et Houari Boumediene (au stratégique ministère de la Défense), l’Algérie jouit alors du prestige d’une indépendance acquise par les armes. Suivant l’inspiration de Fidel Castro et du Che, qui réserveront à Cuba un accueil triomphal à Ahmed Ben Bella, le pays s’impose comme le leader des aspirations des peuples du tiers-monde. Le régime apporte un soutien total aux opposants qui viennent à lui, aussi bien moral que diplomatique et financier.

Lire la suite