Archive | septembre, 2015

Barbès Blues au temps du couvre-feu (partie 20) / Farid Taalba

30 Sep

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Barbès Blues au temps du couvre-feu (épisode précédent)

 

Sous une nuit étoilée, accoudé sur le pont du bateau illuminé de lampions reliant Marseille à Alger, Madjid regardait au loin, la main au menton, pensif, insensible à l’agitation des voyageurs qui régnait autour de lui.

Les vagues remuaient le ciel où elles se mêlaient dans le ressac qui déformait la lune toute clinquante, noyée dans la myriade d’étoiles détachées de leur voute et flottant en essaims aux halos troublés. Les derniers éclats des lumières de France avaient disparu depuis longtemps derrière la ligne d’horizon, ligne qu’il n’apercevait elle-même déjà plus dans l’obscurité. Dans le sillage du bateau qui s’éloignait, il remontait le cours de ce qu’il venait de vivre avant de se tourner vers celui qui le portait dorénavant vers son destin. Pour le moment, tant qu’il pouvait contempler le passé, il évitait de penser à demain. Mais une voix interrompit ses pérégrinations :

Me voici à Alger

J’ai bu un verre de café

Que d’oranges j’ai mangées

Poussant dans les ronceraies

Aussi douces les unes que les autres

Ton baiser, mon amour,

Doux, il apaisera mon cœur

Sur un pont inférieur battu par la pluie fine des vagues qui venaient éclater en moussant contre la coque, portant une caisse de bois sur l’épaule, un marin entonnait Si Lbachir Amellah à la lumière mouvante des lampions soulevés par le vent. Madjid se laissa volontiers mener par le bout de l’oreille jusqu’au moment où la mélodie emprunta un couloir au bout duquel son silence se Lire la suite

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Entretien avec Salah Hamouri : Ceux qui luttent savent !

29 Sep

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Salah, ton nom et ton visage sont connus en France de nombreux militants et sympathisants de la cause palestinienne. Pourtant, au-delà de ton incarcération et de ta libération, peu de gens ici connaissent ton parcours.

C’est vrai, en France mon histoire est souvent réduite à ma condamnation, à 7 années de prison et à la campagne de mobilisation pour ma libération.

Pourtant, j’ai été incarcéré 3 fois. Je suis entré en prison pour la première fois à l’âge de 16 ans pour 6 mois de détention. J’ai été remis en prison à 19 ans pour 5 mois de détention administrative. Je suis sorti en juillet 2004 et en mars 2005 j’ai été incarcéré cette fois ci pour 7 ans. Ces incarcérations peuvent paraitre surprenantes dans un parcours militant en Europe mais c’est une trajectoire banale pour un jeune Palestinien qui a grandi durant la seconde Intifada.

Peux-tu nous raconter comment les événements se sont enchainés pour toi ?

J’ai quinze ans quand débute la seconde Intifada. Comme de nombreux jeunes Palestiniens, je participe aux actions et aux manifestations contre l’occupation. J’y participe plus avec mon cœur qu’avec ma tête. C’est le sentiment d’injustice qui domine et qui me pousse à m’engager et à participer à l’Intifada. Comme beaucoup à cette époque, la mort des martyrs me marque : l’opération de résistance de Wafa Idriss sera pour moi, parmi d’autres, un acte important qui me poussera à m’engager d’avantage. En 2000, je suis blessé par balle lors d’une manifestation. En 2001, je suis incarcéré une première fois pour 5 mois, pour des tags appelant à la résistance populaire et pour avoir collé des affiches sur les murs de mon école. En 2004, alors que je suis étudiant à Bethleem, je suis incarcéré une deuxième fois suite à une perquisition dans un logement que je partageais avec Lire la suite

Hard 2 Obtain : Street Dwellers

28 Sep

Séance du dimanche. Pixo

27 Sep

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Le Pixo c’est une espèce de tag, mais à la brésilienne, un truc totalement improbable. Les lettrages sont inspirés des runes sur les pochettes de disques de métal américains des années 90, mélangés à des signes tout droit sortis de l’imaginaire des gosses des favelas. Un style que personne ne pouvait voir venir arriver, imagine : des Brésiliens repiquent le langage du père de Legolas pour en faire l’expression artistique ultime des favelas. Que le gars qui avait vu venir ça lève le doigt on lui élève une statue (qu’on recouvrira de pixaçoes, évidemment).

Dans ce documentaire de 2009, deux documentaristes : Roberto T. Oliveira, João Wainer filment l’énergie de malade déployée par des bandes de gosses de São Paulo qui réalisent le carton le plus systématique et le plus radical de l’histoire du graffiti urbain. Comme les pionniers du tag et du graf qui cherchaient leur dose d’adrénaline en réalisant d’énormes fresques sur des wagons de métro, ces Bresiliens qu’on appelle les pixadores (du picho le bruit du spray de la bombe) posent leur signature, leur nom, celui de leur posse sur des endroits les plus dangereux de la ville, toits, façades, ponts pallisades, échaffaudages Ils escaladent les endroits les plus hauts et ils en font le plus possible. La prise de risque est réelle, démesurée même, les morts et les accidents sont courants. La dangerosité de la pratique est indissociable de la pratique artistique, elle en fait partie même, il s’agit de cartonner la ville, revendiquer sa possession, sans message intelligible, il faut rendre la lecture incompréhensible sauf par les initiés. La plupart des pixadores vivent dans les favelas, beaucoup sont analphabètes, ils n’écrivent pas mais inventent leur langage et leurs signes.

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Le Pixaçao date du début des années 80, finalement c’est assez vieux à l’heure des réseaux sociaux, on s’étonne qu’un mouvement aussi radical ait si peu émergé et soit si peu Lire la suite

Livre du samedi : Demain une oasis / Ayerdhal

26 Sep

Ayerdhal

Présentation par l’éditeur:

Le continent africain est aujourd’hui exsangue, sacrifié aux déséquilibres Nord-Sud.
Enlevé par un commando humanitaire, retenu en Afrique pour lutter contre maladies, malnutrition et misère, un médecin va découvrir peu à peu le sens de l’engagement.
Il était moitié médecin moitié technocrate, à Genève. Il avait un nom. Il n’en a plus : on le lui a retiré un soir, avec Lire la suite

Samedi 26 septembre 2015 à 14h, Parc des Côteaux Vlaminck (Grigny) : NO JOKE TRAINING SOLIDARITY CONGO

25 Sep

Programme du Samedi 26 Septembre

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Événement gratuit et ouvert à tous.

Nouveau concept :

Une coupe est à remporter pour les gagnants du concours « The Last Survivor »
(Une coupe en catégorie hommes et une coupe en catégorie femmes). Le nom des gagnants sera ensuite gravé sur la « No Joke World Cup », une coupe sera offert au gagnant et la deuxième restera dans l’association et sera exposée fièrement à chaque événement.

Au programme :

Renforcement musculaire (pompes, abdos, squats…) sport d’endurances, self défense, atelier commando, atelier MMA (Mixed Martial Arts).

Les séances seront menées par des coachs professionnels !
Ils seront à votre disposition pour accroître votre condition physique dans le but d’une réussite totale peu importe votre votre niveau actuel ils s’adapteront.

11 heures : Le grand rendez-vous des guerriers(es) !
Ouverture de la collecte, du vestiaire, de la buvette.
et de la boutiques éphémère.

12 heures 30 : Présentation des intervenants et des partenaires
Exposition des coupes hommes et femmes et de la No Joke World Cup. Démonstration d’arts martiaux

13 heures : Début de l’entraînement

14 heures : Fin de l’entraînement

14 heures 10 : Début du concours « THE LAST SURVIVOR »

14 heures : Début du barbecue Solidaire
Au menu : Banane plantain / Ailes de poulet / Cuisse de poulet / Riz / Beignet congolais, Boissons

14 heures 30 : Concours de danse Africaine & Hip-Hop

A la clé, tablette multimédia et d’autre lots supplémentaire à remporter.

Jury – Backone Zulu Back (danseur) & dans le Kartier (comédien)

15 heures : Show avec « Redouane Behache » et le groupe « Dans le Kartier »
Le concours de danse sera animé par « Hassan Koné, Ibrahim Koné » & Redouane Behache » et par nos grands Dj’s, Dj Jc Dalton, Dj Blaxxx, Dj Vr The Legend

Palestiniens, citoyens d’Israël ?

24 Sep

Conférence Palestine 48

L’association universitaire Babel, en partenariat avec des étudiants du département arabe et du département hébreu, souhaitent se rassembler autour des conférences pour favoriser un échange scientifique au sein de leur université, l’INALCO.

La première conférence portera sur la question des Palestiniens en Israël dans ses différents aspects: politiques, littéraires et culturels, ceci selon les domaines de recherche des intervenants.

La thématique retenue est « Palestiniens, citoyens d’Israël ?« 

 

Ainsi, cette conférence sera l’occasion de rencontrer :

Ilan Pappe, historien israélien, auteur de « The Forgotten Palestinians »
Ben White, journaliste britannique, auteur de « Palestiniens en Israel : Ségrégation, Discrimination et démocratie »
Mirvat Abd El Ghani, doctorante en Sciences Politiques à l’université Paris 8, membre de GTM-CNRS du laboratoire CRESPPA
Tal Dor, doctorante en Sociologie à l’université Paris 13 et professeur d’anglais à l’INALCO,
Alaa Ashkar, auteur-réalisateur palestinien.

 

Vous êtes donc conviés à assister à cette conférence-débat
Le 30 SEPTEMBRE à partir de 18H30 a l »INALCO , en amphithéâtre 5.
65 Rue des Grands Moulins, 75013 Paris
Metro 14, arrêt Bibliothèque François Mitterand (ou RER B).

Entrée libre, dans la limite des places disponibles (pas d’inscription nécessaire).

Cette expérience inédite au sein de l’université a pour ambition que cette première expérience fasse écho et puisse encourager d’autre échanges scientifiques.

N’hésitez pas a promouvoir l’événement/à faire circuler l’événement facebook :
https://www.facebook.com/events/965352503487338/

 

Venez nombreux !

Contact : inalco.30septembre@gmail.com