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Skalpel (Première Ligne) – RAP LIFE

26 Juin

« Le flow, la boulez à Z de Sick Jacken
La fluidité de Planet Asia sous heineken
Le vécu, la street life de Tragedy
La noirceur de Infamous M.O.B.B

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Tournoi pour Adama

26 Juin

Résistons Ensemble N°164 / L’OPA de l’ex-banquier

23 Juin

 

L’OPA de l’ex-banquier

 

On aurait pu s’attendre à des hordes d’extrême droite menaçantes se pavanant sur le terrain balisé par la gôche. On a eu le banquier de chez Rothschild, adoubé par le patronat. Lui il n’est pas martial, il sourit sans grimacer. Les résultats du second tour des législatives sont éloquents. Les 58 % d’abstentions (jusqu’à 70 % dans certains quartiers populaires) et 10 % de votes blancs sont une condamnation de cette comédie électorale. Macron et le Modem n’obtiennent que 8 millions de voix sur 47 millions soit 17 % du corps électoral. Il n’empêche que le « parti du président » a bourré à craquer l’Assemblée nationale de son fan-club et de quelques vieux politicards recyclés.
Un président « au-dessus des partis », un parlement à la botte, c’est la Vème République comme « coup d’État permanent », dénoncée par Mitterrand… avant qu’il n’accède lui-même au pouvoir.
La nouveauté ? Macron gèrera la France en manager impitoyable et décomplexé. Comme tout bon PDG au service de ses actionnaires capitalistes, il fera son chantage aux salariés de l’entreprise France : puisque l’usine n’atteint pas le taux de profit escompté, ou bien vous votez les baisses de salaires, les licenciements, la « réforme », la Lire la suite

Barbès Blues au temps du couvre-feu (65) / Farid Taalba

21 Juin

Barbès Blues au temps du couvre-feu / épisode précédent

 

Après des salamalecs diplomatiques avec une longue brochette de ronds de cuir réunis autour d’un méchoui, le maître se plaça dans un coin qu’il avait estimé propre à le rendre discret, afin, pensait-il, de ne pas se faire griller le cerveau par quelque oiseux qui lui mettrait le grappin dessus pour tailler la conversation en même temps qu’une côte d’agneau. Puis, de nombreux orateurs bien anisés prononcèrent de longs discours sur l’avenir des céréales, de la vigne et des oignons. Caché derrière plusieurs rangées d’invités, il les écouta en somnolant. Une fois bien assommé par leur débit, au moment où le fracas d’une fantasia réveilla puis enchanta l’assistance dont l’attention fut absorbée par la course effrénée des chevaux qui galopaient en soulevant des nuages de poussière, le maître en profita alors pour s’esquiver. S’affalant au fond de la banquette arrière d’un taxi qui démarra en trombe, le maître put soupirer à l’adresse du chauffeur : « Va, tapis volant, va ! ». Et le véhicule fila en direction de Bougie en dévalant les pentes sinueuses qui descendaient vers la plaine sous le soleil implacable de l’après-midi, l’air saturé de poussière. Tous les bourgs qu’ils traversèrent s’étaient vidés de leurs habitants terrés dans l’ombre des maisons, les rues pleines d’un silence pesant qu’aiguisaient les crissements de scie des cigales et des grillons. Cela d’autant plus qu’ils croisèrent régulièrement des militaires pour qui la sieste n’était pas de permission. Aussi, le chauffeur de taxi exposa ses signes d’inquiétude à chaque fois qu’il les croisa. Il insista d’abord sur le fait que les militaires n’arrêtaient pas d’arriver depuis le mois de juin et qu’ils se faisaient sentir de plus en plus. Et sans perdre de vue la route, il revint sur certains faits rapportés par les journaux ou la rumeur publique, faisant mine de n’y rien comprendre et se demandant comment tout cela allait se terminer. Le maître, sans faire de commentaire, écouta d’une oreille distraite sa revue de presse de ce qu’on appelait officiellement les « événements » d’Algérie et parce qu’il n’apprit rien qu’il ne sut déjà. Mais, apercevant de nouveau ses bêtes noires postées en barrage à l’entrée de Sidi-Aïch, le chauffeur s’enraya le gosier : « Re… re… regarde ! Un, un barrage… On va se faire contrôler ! ». Un peu exaspéré à l’idée de se farcir encore le même disque, le maître s’empressa de lui lever le saphir du microsillon avec son flegme féroce et moqueur : « Oh mon pauvre Mohand, l’interpela-t-il de ce prénom comme un français aurait dit Dupont ou Durand, mais de quoi as-tu peur ? Toute chose ici-bas n’a-t-elle pas sa fin ? Pourquoi préjuges-tu alors que ce n’est pas Azraël qui vient à ta rencontre ? Aller, lis ton livre, il doit te suffire. ». Désarmé, le chauffeur n’osa répondre aux grosses lunettes noires du maître qui le fixaient dans le rétroviseur en attente de sa réponse ; plutôt que de relever le défi, il préféra accélérer comme celui qui est pressé d’en finir plutôt que de continuer à remuer le couteau dans la plaie. Puis, bientôt, à la vue des chenilles cloutées posées sur la chaussée, ralentissant pour se présenter aux gendarmes, le chauffeur se mit à réciter : « Au nom de Dieu le Miséricordieux plein de miséricorde. Heureux les croyants qui sont humbles dans leur prière, qui évitent la jactance, qui s’acquittent de l’aumône… ». Lire la suite

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Lamine Dieng 10 Ans

16 Juin

Commémoration 10 ans du meurtre de Lamine DIENG

13 Juin

Le 17 juin 2017 prochain le Comité Vérité et Justice pour Mr Lamine Dieng et collectif de familles Vies Volées vous invitent à une journée de commémoration pour LAMINE DIENG.

PAS DE PAIX SANS JUSTICE !

Lamine avait 25 ans. Le 17 Juin 2007 il a été étouffé dans un fourgon de police à Paris dans le 20e arrondissement, alors que ses mains étaient menottées, ses pieds attachés avec une ceinture en cuir et qu’il était immobilisé face contre terre. 5 policiers agenouillés sur son dos, 5 fois 70kg environ, pendant 30 minutes ! Qui peut survivre à ce traitement inhumain ?

10 ANS DE PROCÉDURE JUDICIAIRE, ET AUCUNE JUSTICE !

La contre-expertise médico-légale effectuée à la demande de la famille a conclu que la mort était due à une « suffocation par compression thoracique et crânienne ». La technique utilisée par les policier sur Lamine Dieng est celle dite du « contrôle dorsal costal » ou encore « décubitus ventral ». Cette technique a notamment causé la mort de Mohamed Saoud, Adbelhakim Ajimi, Ali Ziri, Amadou Koumé et Adama Traoré. Lire la suite

Rencontres « Face à la répression : On n’est pas tout seul! »

12 Juin

Rencontres « Face à la répression : On n’est pas tout seul! »

 

Les violentes répressions policières et judiciaires à l’encontre du mouvement social contre la loi travail, les violences policières permanentes contre les quartiers populaires, l’état d’urgence ciblé
contre les musulman-e-s, l’incarcération de militants syndicaux, antifascistes..

Ces dernières années nous ont prouvé par l’absurde que la répression est devenu un des principaux moyens si ce n’est le seul, mit en place pour régler les questions sociales et les oppositions politiques.

Face à cette répression qui se durcit, des réponses politiques et des solidarités de différentes natures se sont mises en place. Mais l’urgence et les faiblesses des moyens n’ont pas permis de répondre collectivement et nationalement face cette répression tout azimut.

C’est pourquoi nous Lire la suite