Archive | Toujours là! RSS feed for this section

17 octobre 1961 : « 50 ans après, je suis là »

17 Oct

 

Un film de la plasticienne Ariane Tillenon, à partir des images de la marche du cinquantenaire du 17 octobre 1961, en 2011.

Publicités

TURTLE CUP / 22 octobre

12 Oct

Tournoi de solidarité pour Tortue


Salut à tous, on organise un tournoi de foot pour récolter des thunes pour notre Pote qui est en prison.
Le tournoi aura lieu le dimanche 22 octobre à partir de 12h au stade de la motte à Bobigny.
Ce sera des matchs à 7 joueurs.
On demande 50e par équipe.
Il y aura un barbecue et une buvette sur place.
Plusieurs stands seront à disposition comme un graph sur cellophane et de la musique.

Stade de la motte
Adresse : 59 rue Marcel cachin Bobigny 93000

Block Party // Aktiviste // Do the RED Things

29 Sep

Lire la suite

Soirée de soutien « Liberté pour Salah Hamouri ! » / Montreuil

28 Sep

 

Barbès Blues au temps du couvre-feu (68) / Farid Taalba

27 Sep

Barbès Blues au temps du couvre-feu / épisode précédent

 

Mais, bien que profondément affecté dans son amour-propre par le déclassement qu’on lui fit subir, malgré son exclusion de la fonction publique qui l’accula à vivre pauvrement de menus travaux glanés à droite à gauche, et surtout en homme d’honneur qu’il se devait d’être en ce temps-là, les larmes ne le rendirent pas aveugle pour autant et Si Lbachir Ou Messaoud continua de ne pas lambiner dans ses efforts afin de défendre bec et ongles la face de la famille. Ses tantes paternelles et ses sœurs ne disaient-elles pas : « Il est nos yeux ! ». Et face au souvenir inoubliable de ce cri de guerre, il ne cessa de redoubler de férocité, avec une incroyable constance qui résistait aux défaites infligées par l’administration et aux harcèlements meurtriers de ses adversaires villageois, échappant à l’usure du temps et sans sombrer dans la résignation. La même fureur obstinée, têtue, enflammait ses prunelles dans son visage glabre de somnambule, insensible, la peau tendue comme celle d’un tambour chauffé à vif, et sous laquelle couvaient les braises qui alimentaient, attisaient encore plus intensément son désir de fumer enfin ses ennemis, assoiffé qu’il était de se faire rendre justice et dignité. « Ah, songea le maître alors que la voiture se souleva en percutant une pierre que le chauffeur n’avait pas vu venir, qu’est-ce qu’il en a bavé ! Comment fait-il pour tenir ainsi? Même dans une impasse, il continue de s’ouvrir la voie, quitte à prendre le risque de buter contre un mur qu’il s’ingéniera tout de même à percer, ne serait-ce qu’avec les bouts de ferrailles qui lui restent !

– Désolé, s’empressa de dire le chauffeur qui avait vu dans le rétroviseur la tête du maître cogner contre le plafond, je fais ce que je peux sur cette route, permettez-moi l’expression, de merde ! Lire la suite

Poings levés, Têtes hautes / Ivry-sur-Seine

20 Sep

Lire la suite

Refusons un procès à charge

18 Sep

« Affaire du quai de Valmy » / Refusons un procès à charge

Relaxe !


Le 18 mai 2016, la vie bascule pour des jeunes militants contre la loi travail et son monde. En plein mouvement et alors que la Nuit debout parisienne a pris place à République pour tenir ses « assemblées », c’est aussi là, comme une provocation, que le syndicat de police Alliance décide de se rassembler et d’accueillir la droite extrême pour protester contre la « haine anti-flic ».

Une contre-manifestation est appelée le même jour par le collectif Urgence notre Police assassine. L’Etat ne tergiverse pas quant à lui. La veille, la préfecture interdit de manifestation plusieurs personnes dont 3 des jeunes militants qui seront interpellés le 18 mai, sur la base de notes blanches produite par la DRPP, le service de renseignements de la préfecture de police de Paris. Pourtant, ce même jour, le tribunal administratif fait lever ces interdictions suite à un recours posé par les militants, déclarant ces mêmes notes blanches fausses et irrecevables.

Malgré ça, la contre-manifestation est elle-même interdite, fait surprenant après l’heure « officielle » d’appel à manifester déposée en préfecture. On interdit une manifestation 45 minutes après son début.

C’est à ce moment-là, alors que les manifestants sont refoulés de la Place de la République, qu’interviennent les faits de la voiture de police brûlée quai de Valmy.

Quelques heures après les faits, quatre jeunes manifestants sont interpellés chez eux, interrogés en garde à vue puis emprisonnés sans procès.
Antonin Bernanos, étudiant à Nanterre, ira jusqu’à faire 10 mois de prison préventive sans procès. Sur la seule base d’un simple témoignage anonyme qui l’accuse.

Le procès verbal de ce témoignage anonyme est Lire la suite