Archive | février, 2018

Barbès Blues au temps du couvre-feu (79) / Farid Taalba

28 Fév

Barbès Blues au temps du couvre-feu / épisode précédent

 

Le grand garçon se sentit encore plus fier quand la vieille se mit à sabouler le chauffeur : « Ah Bou Taxi, prends de la graine de ce garçon qui n’a de permis de conduire que pour diriger des ânes et des mulets  !

– Jeune homme, raisonna alors le maître pour calmer les esprits, face à la tempête qui se lève, n’oublie pas que tu as beau souhaiter « Qu’elle tombe ! », dieu seul sait ce qui adviendra. En attendant le déluge, voici venir un cortège bien joyeux. Si j’en juge par les mains qui tiennent les baguettes du tbel, c’est la troupe de Qaci Boudrar. A nôtre bon plaisirs, mes amis ! Savourons les tambours et les chants tant qu’on peut encore. Au temps des jours sombres, ils pourront toujours nous réconforter et entretenir l’espoir qui ne doit pas s’éteindre. Jeune homme, prépare-nous donc quelques figues pour accommoder la chanson.

– Ah, merci à vous maître pour ces figues dont je ne préjuge aucunement de leur saveur, remercia Bou Baghla, mais l’heure du départ sonne pour moi. Justement, c’est ce cortège que j’attendais. ».

La tête de la procession poignit de la forêt par un sentier qui lui défilait le tapis jusqu’au bord de la route. Les tambourinaires et les joueurs de ghaïtas ouvraient le défilé, suivi d’une petite foule qui ne se privait pas d’enthousiasme à faire son carnaval. Un groupe de maîtresses femmes reprenaient en chœur :

Plateaux et belles tasses

Par les montagnes nous reviennent

Femmes, des you-yous, c’est la fête de notre cher !

Nous apportons gâteaux et confiseries

Ma voix est haute

Je veux que tout le village l’entende

Je louerai le protecteur de la fête

Tous les hommes et toutes les femmes Lire la suite

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Tiers Monde / Seven

27 Fév

Aux couleurs de la Palestine

26 Fév

Aux couleurs de la Palestine

Il y a un an, le 6 mars 2017, Bassel al-Araj, un jeune militant et écrivain palestinien a été exécuté par les forces d’occupation israéliennes. l’Union Générale des Etudiants de Palestine en France (GUPS Aix-Marseille) organise cette soirée culturelle et musicale pour lui rendre hommage et faire entendre la voix de la jeunesse palestinienne.

samedi 10 mars à 18:30 – 21:30 / 59 rue Thiers, 13001 Marseille

La séance du dimanche – Syrie : de cendres et d’espoir –

25 Fév

Syrie : de cendres et d’espoir

Sous l’objectif de Zein Al-Rifai, reporter-photographe syrien, ils se dévoilent. Aïda s’occupe bénévolement d’une centaine d’orphelins. Alaa, est ambulancier et a fondé plusieurs refuges pour chats blessés ou abandonnés. Quand à Aziz, il peint des fresques et des messages sur les ruines. Reportage sur cette résistance civile syrienne. Lire la suite

Livre du samedi : Xénophobie business / Claire Rodier

24 Fév

 

Xénophobie business

À quoi servent les contrôles migratoires?

Claire RODIER

La surveillance des frontières s’est muée ces dernières années en un business hautement profitable. Les sociétés privées de sécurité autant que celles de l’industrie de l’armement en savent quelque chose : depuis le milieu des années 1990, elles ont trouvé dans ce nouveau « créneau » des opportunités inespérées. La plus grosse entreprise de sécurité, G4S (dont une partie de l’activité est consacrée à la « gestion » de l’immigration), emploie aujourd’hui près de 650 000 salariés, ce qui en fait le deuxième plus grand employeur privé du monde. Jamais, en effet, les politiques sécuritaires n’ont aussi fructueusement dopé le marché. FRONTEX, l’agence européenne des frontières mise en place par l’UE, est emblématique de ce boom – politiquement rentable et financièrement profitable, bien au-delà des pays du Nord. Lire la suite

5 ANS : CLÉMENT TOUJOURS PRÉSENT

23 Fév

5 ANS : CLÉMENT TOUJOURS PRÉSENT

1-3 Juin / 5 ans : Week-end antifasciste de lutte et d’hommage


Le Comité pour Clément appelle à une mobilisation en vue de la commémoration des 5 ans de la mort de Clément. Nous appelons tous les collectifs antifascistes, antiracistes, individus, organisations politiques et syndicats à soutenir cette mobilisation (collage, tractage, communiqué de soutien…).

La police « intégrée » dans notre vie ? RÉSISTONS ENSEMBLE 170

22 Fév

Voici en pdf, le No 170, février/mars 2018, du petit journal mobile recto-verso A4 « RESISTONS ENSEMBLE » du réseau contre les violences policières et sécuritaires. Il est destiné à  être  photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre  à l’équipe de rédaction.  Nous  attendons vos contributions, propositions, critiques …
à bientôt.
L’équipe de rédaction

Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf:

http://resistons.lautre.net/IMG/pdf/re170-fev-mars-2018.pdf

 

 

La police « intégrée » dans notre vie ?

Il y a déjà la domination des corps : tirs de flashball, jets de gaz, coups de taser et de matraque qui mutilent, balles qui tuent en série…
Le contrôle s’élargit en Macronie. Après l’autorisation donnée à la police de pénétrer dans les foyers d’urgence (voir RE 168), c’est le recensement des migrants à Calais sous prétexte de leur distribuer des repas et l’installation systématique des compteurs électriques espions Linky (voir plus loin) dans les logements. Colomb en rajoute une couche avec la « police de sécurité quotidienne » (PSQ) : le recrutement sera massif et aura pour effet encore davantage de ghettoïsation et de répression dans les quartiers par le renforcement des contrôles d’identité provocateurs par des policiers « connectés », équipés de tablettes.
Puis ça continue encore, écoutez Colomb : « Le policier non armé à l’intérieur de l’école (…) va vivre au quotidien avec les enfants et va en fait s’intégrer dans leur vie », d’abord à Nice, à « titre expérimental ». Et quand l’enfant rentrera chez lui, dans son quartier, il retrouvera la même volonté de flicage continu : « Nous voulons que demain un référent soit chargé du lien avec la police dans chaque conseil de quartier et qu’il ait réciproquement un correspondant au sein du commissariat ».
Macron entend installer au cœur de nos existences cette « police de la pensée », dont parlait George Orwell dans son livre fameux « 1984 ».
Mais il y a quelque chose à faire. Parents d’élèves et enseignants ont le droit de refuser l’ « intégration » de la police dans l’âme de leurs enfants et élèves. Les participants aux conseils de quartiers ont le droit de refuser qu’un flic soit présent parmi eux, devenant par là une extension des commissariats.
Il en va de notre dignité et de notre capacité de résistance.
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